Aller au contenu

FRUGALITÉ DE L'HABITAT : POUR UNE PRATIQUES SCULPTURALE DE LA VIE EN AUTONOMIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un monde où la financiarisation à outrance et la consommation de biens matériels sont au coeur de nos vies, il semble essentiel de trouver une autre manière d’exploiter les ressources et d’imaginer de nouveaux repères sociétaux afin d’habiter dans cet environnement. La relation que l’être humain entretient avec son environnement est une question fondamentale dans l’art contemporain. 
Il parait alors nécessaire d’imaginer de nouveaux repères sociétaux afin d’habiter cet environnement et de repenser les modes de vie humains en harmonie — voire en symbiose — avec la nature. 
 
C’est dans ce contexte que l’envie d’expérimenter un mode de vie frugal dans le cabanon de mon grand-père m’a semblé pertinent, avec notamment l’idée d’interroger l’objet low-tech, à la fois comme un objet sculptural et comme un outil de création artistique.

 

« Frugalité de l’habitat » se définit comme une expérience de vie en autonomie grâce à une économie de moyens qui vise à atteindre une forme de sobriété artistique et écologique. Rendre un habitat frugal permet d’adopter une démarche économe, autonome en ressources et en énergie, en matériaux et en savoir-faire local.
Être autonome dans le contexte actuel est une manière de repenser un système de vie plus sobre et plus simple, moins impactant sur l’environnement : réduire nos déchets, produire son électricité, son eau, sa nourriture, son habitat et sortir d’un mode de production intensif. Vivre en autonomie est un moyen de lutter contre l’épuisement des ressources ; ne plus se satisfaire d’un système capitaliste où la production et la sur-consommation sont au coeur de nos vies.

 

Ce projet s’inscrit alors dans une volonté de lutter contre la crise climatique, la sur-consommation et d’adopter une manière de vivre alternative par la création.

En ce sens, cela va ré-interroger la relation entre les objets et l’être humain. Vivre uniquement avec ce dont on a besoin et non plus avec ce dont on a envie : est-ce possible de nos jours ?

 

MÉTHODE DE TRAVAIL

L’observation, la déambulation, l’enquête fait parti d’une méthode pour expérimenter et penser la recherche.

 




OBSERVER

L’observation développe une attention et une concentration sur ce qui nous entoure. Observer aide à comprendre comment un objet fonctionne, comment un lieu évolue, comment un individu (humain ou non-humain) vit. Et pour comprendre il faut prendre le temps. Par cette attention, nous pouvons constater, percevoir, découvrir de nouvelles choses.

 







ARPENTER

L’observation participe de l’arpentage. Pour découvrir et étudier un territoire il faut savoir bien observer. L’arpentage est une manière d’examiner un paysage par la récolte de données. La marche ne suffit pas dans l’arpentage. Une récolte de divers éléments est nécessaire (cartographier, mesurer, glaner, etc).

 






ENQUÊTER/EXPÉRIMENTER

Ainsi, l’usage d’un lieu par l’enquête amène à une réflexion sur la pensée du faire. Le praticien sur le terrain « pense en agissant », il laisse la connaissance se développer par une observation et un engagement pratique auprès de tout ce qui l’entoure. Tim Ingold appelle cette méthode de travail « l’art de l’enquête ». Dans cet art, le développement de la pensée est primordiale pour une expérimentation réussie. L’expérience permet de concevoir un « processus de croissance » entre la création artistique et l’écriture. 

L’expérimentation permet de partir découvrir de nouveaux lieux afin d’obtenir de nouveaux résultats et de les transmettre à un plus large public.








DOCUMENTER

Documenter permet de garder trace des actions engagées sur le terrain, par la photographie, la vidéo, l’écriture, etc.